Vérité et science

I. Le scepticisme scientifique appliqué au 11-Septembre

http://www.reopen911.info/11-septembre/le-scepticisme-scientifique-applique-au-11-septembre/

II. Commentaire

Le xxie siècle commence le 11 Septembre 2001. Mais dire cela c’est encore, pour la plupart, rester en deçà de la vérité des faits qui ont composé l’événement. Le problème que pose implicitement cet article de Reopen concernant l’accès du public à cette vérité, est plus stratégique que scientifique: peut-on, à l’infini, et sans exprimer d’emblée l’arrière-pensée selon laquelle le récit officiel est délirant (et complotiste, en vérité), réclamer une attitude rationnelle dans le débat à propos de cet événement ?

Pour l’immense majorité des « truthers » —terme anglais désignant ceux qui défendent la vérité—, la vérité est aussi évidente que le nez au milieu de la figure : l’effondrement des tours jumelles du WTC n’est pas due au crash des avions, encore moins pour la troisième tour (WCT 7) qui n’a pas été frappée. Par voie de conséquence immédiate, le récit officiel dissimule la vérité et il est constitué de mensonges plus flagrants les uns que les autres.

Cependant, cette vérité fait peur à dire, et même peur à penser par ses implications. Mais laissons celles-ci, pour ne considérer que cette double peur, qui s’est incrustée dans les consciences contemporaines et dans la manière de penser le monde, y compris le monde proche de chacun, et qui s’est transformée en angoisse, et sans doute en folie, folie qui a plusieurs manifestations : le meurtre aveugle individuel ou collectif au nom d’une religion, le plus souvent accompagné de suicide, l’élection de chefs d’États représentant des plus riches individus de la planète, la fuite dans la croissance et la consommation bientôt destructrices de toute vie terrestre organique, la guerre, le recul généralisé de la démocratie, la xénophobie, l’irrationalité dans l’usage des techniques —j’en oublie, et sûrement faudrait-il organiser le tableau de cette apocalypse du monde humain.

Le constat que je veux poser, est d’abord l’impossibilité que la science ait sa place dans le débat public sur le 11 Septembre, quand, parmi les tenants de ce récit, l’immense majorité des scientifiques ayant des diplômes en physique ne veulent pas appliquer les lois de Newton à l’analyse du simple fait visuel de l’effondrement des tours new-yorkaises. Des lois qui, il n’y a pas longtemps, étaient les toutes premières notions enseignées dans les écoles en cours de physique.

Pour le dire en deux mots en suivant Newton, si un bâtiment s’effondre verticalement sur sa propre emprise, plancher par plancher, comme l’ont fait les WTC 1 et 2, c’est qu’il a été segmenté à chaque niveau, soit que ses appuis verticaux ont été détruits à chaque niveau, et peu importe l’avion qui s’est écrasé sur la partie supérieure. Avion auquel la troisième tour effondrée sur le même mode, n’a pas eu droit. Maintes modélisations ont été faites qui l’illustrent, numériques ou réelles, comme pour démontrer aux fous qu’il n’y avait pas eu de galère, au sens de Molière, entre la pomme et la tête de Newton. Que cette dernière ne s’est pas pulvérisée sous l’impact comme les trois géants du WTC.

S’il y a une question scientifique pertinente, c’est au croisement des champs de la psychologie et de la sociologie. En effet, les gens les plus modestes, moins riches, moins bien situés dans la hiérarchie sociale, admettent ou connaissent ou devinent déjà depuis longtemps l’escroquerie inhérente au récit officiel, et au plan mondial, il y a une large majorité prête à penser ou pensant dans ce sens. En revanche, le refus de considérer l’évidence du résultat de l’expérience newtonienne du 11 septembre 2001 à New York, est certes causé par la peur, l’angoisse, la panique contenue face à l’évidence, à cause des implications qui s’imposent immédiatement à bien des esprits un tant soit peu rationnels. Mais il est plus généralement corollaire d’un rang social et politique, d’un niveau de responsabilité intellectuelle, plus élevés. Ceux qui dînent dans les restaurants plus chics que la moyenne, qui dirigent des entreprises, qui sont chefs-de-famille, qui publient, qui gouvernent et, surtout, ceux qui enseignent, bref les plus instruits, soit se rangent à la thèse d’un complot « islamique » que le président américain a fait le soir des attentats, ou bien ne veulent en dire mot, situant par leur silence le sujet entre diable et soucoupes volantes. Et que certains évoluent, fort précautionneusement, de l’omerta vers la vérité, l’effet en est négligeable tant cette dernière reste pour eux indicible. Il faut noter au passage que la résistance, rationnelle ou psychique, est plus marquée chez les gens de gauche.

Mais la question de la vérité des causes physiques de l’effondrement, se définit donc comme politique. Et là, pour le moment, plusieurs raisons font que je cale. L’une d’entre elles est cependant claire, cardinale : aucune prise de conscience générale, efficiente historiquement, aucun progrès social, aucune révolution, ne se sont faits sans au moins le concours d’élites sociales et de la connaissance, sans programme, sans élaboration conceptuelle —même tardive. Et, dans ce cas, la question n’est pas que rationnelle, elle est aussi langagière : l’intériorisation du déni des lois de Newton, cela vaut destruction du symbole que celles-ci constituent depuis le début des Lumières jusqu’à aujourd’hui, symbole de la rationalité comme condition d’échange et de connaissance et de partage du monde entre les hommes, symbole constitutif du langage, de la « confiance dans le langage » (selon l’expression de Ricœur), qui fonde sa validité commune. Et, qu’on les aime ou non, les gens qui donnent cette symbolique permettant d’accéder à une cohérence sociale, sont les maîtres.

Une autre raison, plus pragmatique, est le devenir de la nature, qu’on la dise rationnelle ou magique, de ce pouvoir intellectuel et politique si défaillant de l’élite.

Il y a ici pour moi un complexe impensé, ou un impensable, dont résulte, ou auquel se mêle, l’actuel désastre — dés-astre comme désharmonisation du cosmos humain, qui ne pourra se résoudre que par l’injonction à faire parler la science.

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